Apparences

Installation Sculptures

16, 17, 18 septembre 2011. Orangerie du Château de la Gournerie – Saint Herblain (44)

Dans le cadre des journées du patrimoine.

Riche idée qu’on eue Hélène et Dominique Poisot, mécènes dans l’âme au travers de leur structure Arteva ( organisation d’événementiel culturel ) de convaincre la ville de St Herblain d’ouvrir ses journées du patrimoine à l’art.
Ce sont ainsi deux plasticiens, Fanny Alloing et James Clochard (lire article de presse à la rubrique présentation) qui sont invités à venir « habiter » l’Orangerie du Château de la Gournerie.

Habiter est un terme idoine. Pour ne pas écrire le fil d’Ariane d’une exposition toute en apparences et en transparences, en parfaite adéquation avec ce vaste espace baigné de lumière et revisité par la grâce d’oeuvres expressément conçues pour l’occasion.

L’esprit et l’humain sont les deux moteurs de Fanny Alloing.
Les moulages de Fanny sont à ce titre édifiants. Loin de se retrouver figées dans l’espace et le temps, ces enveloppes béantes se dressent et se lèvent, comme ... habitées par ce corps qui les a fait naître et en a été extirpé.
L’esprit et l’humain sont les moteurs de cette artiste autodidacte.

Des moteurs qui trouvent leur essence dans un parcours personnel sinueux mais inéluctable. « J’ai toujours été fascinée par le corps et sa fragilité, confie-t-elle . Petite, j’avais déjà cette sensation d’être prisonnière d’un corps de chair ; je voulais m’en défaire. C’est au décès de ma tante en 2002 que j’ai eu le déclic avec cette idée qu’on n’est que de passage. J’ai alors quitté mon travail dans les ressources humaines pour revenir à mes premières amours, l’expression corporelle... puisqu’à l’origine, je voulais être danseuse ! »

Ces corps qu’elle offre ici en creux après avoir « travaillé » leurs propriétaires – ses modèles – pour mieux les emplir de sens et de vie.
« Ils respirent complètement d’eux » dit-elle encore,« avec ce quelque chose qui flotte dans l’air, plein de forces qui se réunissent ». Il faut le voir pour le croire.

Laurent Battavel
journaliste pour Presse Océan.